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26.11.2006

vie vide

La vie est un songe. Elle n'est pas réelle. Comment se pourrait-il en être autrement? Seule la musique est une réalité. Où serais-je si tu n'étais pas là toi mon violon?

Elle parait fausse. Elle EST fausse. Comme un décors de théâtre, en carton-pâte. Les gens sont des acteurs; elle a un goût de plastique de dinette pour enfant. On y joue des comédies, des farces et des tragédies médiocres. Elle est fade, elle est morne. Tou y est superflu, superficiel, futile. Mucho brillo, poco valor.

A la fin de sa vie, chacun se retourne pour jeter un oeil sur leur vécu, leur vivienda. Il s'aperçoit qu'elle n'a pas été celle qu'il aurait voulu. Nous sommes de mauvais auteurs. Jamais a la hauteur.

Je joue le rôle d'un pantin, qui est tiraillé par des fils de part et d'autre, apathique, vidé. Qui ne ressent plus rien, qui n'a plus de coeur, ni d'âme.

Rancoeur, aigreur, peur?

Pourquoi? A quoi ça rime. J'ai froid.

18.11.2006

Tourner le dos

Assise sur le sol, les genoux repliés, le coude sur mon genou, ma tête posée sur mes mains. PANG PANG PANG

Trois portent claquent d'un coup sec. Toutes les portes se ferment devant moi

02.11.2006

Premier novembre

Il a déplacé les pots de fleurs de milles façons différentes, se demandant lesquels laisser ou reprendre, comment les disposer, si bien que si elle avait été là, elle aurait été agaçée par son indécision perpétuelle et se serait exlamée qu'il était beaucoup trop compliqué et qu'il ne devait pas se donner tant de mal pour agencer les fleurs de sa propre tombe.

A cette pensée, j'ai ris puis j'ai pleuré.

01.11.2006

Poème

Les larmes noircissaient son âme,

perdu, il s'enfuit,

A l'orée du bois,

il s'écroula,

épuisé, il s'endormi.

Au lendemain doux d'été,

seules les traces de sang sur son épée

Laissaient percevoir l'abominable.

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