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29.11.2007

Réchauffement climatique

L'Afrique, première victime

Le changement climatique touchera de façon disproportionnée l'afrique subsaharienne, (comme si ça suffisait pas que ce soient déjà eux qui souffrent le plus...) créant des cycles de handicaps récurrents transmis de génération en génération, a prévenu le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Dans son rapport annuel publié hier, cette agence de l'ONU estime que la hausse des températures pourrait coûter 1,6% du PIB mondial chaque année jusqu'en 2030. Si l'Afrique, sera le continent le plus touché, il est pourtant celui qui pollue le moins de la planète. Par exemple, l'Afrique subsaharienne émet moins de C02 que l'Etat du Texas, aux Etats-Unis.
la hausse des températures devrait précariser encore davantage la vie des 720 millions d'habitants de la région, dont 40% vivent avec moins de 1 dollar par jour, et 40 autres avec moins de 2 dollars par jours.. " Dans les pays riches, la gestion du changement climatique se réduit généralement au réglage des thermostats, à des étés plus longs et plus chauds et à des modifications de saisons", explique le Pnud. En afrique, les mauvaises récoltes risquent de provoquer des famines. Et les femmes, chargées de l'approvisionnement en eau, devront parcourir de plus grandes distances pour en trouver.
Si les estimations d'une hausse de la température de 2,9 degrés et d'une baisse de précipitations de 4% d'ici à 2060 se confirment, l'agence estime que le revenu des habitants de l'Afrique subsaharienne baissera d'un quart...

23.11.2007

L'asile Ami

Là, L'Asie. Sol miré, phare d'haut, phalle ami docile à la femme, il l'adore, et dos ci do là mille a mis! Phare effaré la femme y résolut d'odorer la cire et la fade eau. L'art est facile à dorer: fard raide aux mimis, domicile à lazzi. Dodo l'amie outrée!

17.11.2007

Mafalda- pensamientos

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La nota discordante:

"Comienza tu día con una sonrisa, verás lo divertido que es ir por ahí desentonando con todo el mundo."

 

Sociabilidad insociable:

"Amo a la humanidad, lo que me revienta es la gente"

 

Guante blanco:

"Nadie puede amasar una fortuna sin hacer harina a los demás."

 

Ideales

"la vida no debiera echarlo a uno de la niñez, sin antes conseguirle un buen puesto en la juventud"

 

incongruencias

"trabajar para ganarse la vida, está bien. Pero por qué esa vida que uno gana trabajando tiene que desperdiciarla trabajando para ganarse la vida?"

Debilidades fortalezas:

"Hasta mi debilidades son más fuertas que yo"

 

Traduction pour les no hispano hablante:

"dissonant: lève-toi le matin avec le sourire aux lèvres, tu verras combien il est amusant de marcher dans la rue et de détonner (cf b :p) / contraster avec tout le monde"

"Sociabilité insociable:J'aime l'humanité, ce qui m'agace c'est les gens"

"guants blancs:personne ne peut se faire du fric sans faire mal aux autres"

 "Ideal: la vie ne devrait pas rejeter un enfant sans lui donner une bonne situation dans sa jeunesse"

"bizarrerie: travailler pour gagner sa vie c'est bien. Mais, pourquoi cette vie qu'on gagne en travaillant doit être gâchée en travaillant pour gagner sa vie?"

"Fortes faiblesses: même mes faiblesses sont plus fortes que moi!"

15.11.2007

AAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

14.11.2007

Atone

Asthénie anesthésier affable, affabulations fables factices, factieux; de facto défis/t, facétie. Fado

11.11.2007

B

Discussion avec S ce soir, je ne sais pas pourquoi on en est arrivé à parler de B, et tous les souvenirs ont ressurgi. B, amour de ma vie pendant plus de 7 ans sans jamais lui souffler mot, jusqu'à ce que je ne le vois plus, jusqu'à ce qu'il parte faire ses études. B, 4 ans de plus, quand on est gamin c'est un gouffre. Longtemps meilleur ami de mon frère, on jouait tout le temps ensemble  tous les trois. Je me souviens de tout, Jusqu'à la coupe de sa chocolatine en tranches horizontales, les duels au pistolet..a trois, un chapeau de cow-boy sur la tête en réfléchissant sur qui on allait tirer en attendant le moment où le mouchoir toucherait le sol, le vinyle que lui avait offert sa tante pour ses 9ans  des Musclés, ce qui l'avait consterné, son jardin et le mimosa, ses sketchs au théâtre qui me faisaient pleurer de rire, les galas de judo de mon frère et de lui, les bonbons à droite de l'entrée de son salon et télérama posé sur la table basse, la télé en face, les animaniax et minus&cortex, on enlevait nos chaussures en bas pour monter à l'étage, dans sa chambre, le lit superposé alors que son frère avait une autre chambre, les playmobils les legos et jeux de constructions sous le lit d'en bas, la vieille console, on plaçait tout patiemment, rail par rail, puis il plaçait le petit train et l'électricité faisait le reste sous son regard émerveillé, la formule 1 et le circuit automobile chez nous, le bac à sable aussi, avec des ruisseaux artifiels que l'on fabriquait, les jeux de piste, les batailles de boules de neige et les bonhommes de neige parfois en hiver, les sorties à L'aqualad de Castres où on faisait du toboggan comme des fous et souvent ensemble aussi, on descendait assis dos à dos accroché par les bras, il se m'était devant, comme ça je n'avais pas l'eau qui m'arrivait dessus à l'arrivée il disait, j'invitais P défois aussi, mais elle avait peur des toboggans, c'est à P que j'avais parlé, lui fourrant un calendrier dans les mains, elle avait passé tous les prénoms masculins jusqu'à ce que je dise "oui" à son prénom parce que je n'arrivais pas à lui dire directement. Les parties de worms II chez nous, les guilis en m'appelant "fanette". Finalement il est parti après le bac, et je ne le voyais plus, une brouille avec mon frère, ils sont restés en bon terme mais pas plus. Deux ou trois années d'affilées je l'ai revu à la fête de la musique. Il suivait des études d'économie. A la mort de son "oncle" en 2006, j'ai voulu lui parler, jamais osé... nos mères  s'étaient croisées, il avait perdu du poids, et avait plaqué ses études d'économie. Son "oncle", F, c'était le mari de sa nourrice, il a était comme un deuxième père pour lui (c'est ce qu'il disait et ça se voyait). Mort d'un cancer, en six mois c'était fini. Moi, j'avais passé mon enfance dans les jupes de ma grand-mère, lui dans les pattes de son "oncle", c'est ainsi qu'il l'appelait. A un an d'écart les deux s'en étaient allés.. La dernière fois que je l'ai vu remonte à ce jour noir de juillet, le 16, jour d'enterrement de mon grand-père. Son père ne pouvant venir, il était là. P était là aussi. Après l'hommage que lui avait rendu mon père, nos roses jetées, la dalle s'est refermée. Un peu plus loin on s'est mis en rang d'oignon, mon père, ma mère, mon frère, et moi, et tous sont venus nous présenter leur condoléance. Dans les derniers, il y avait la famille, P, et lui. J'avais de plus en plus de mal à rester droite au fur et à mesure que les gens passaient. C'était le dernier, il  a complimenté mon père pour son hommage, il a trouvé les mots, il a toujours trouvé les mots, dans toutes les circonstances. Ils étaient tous passés et les gens s'éloignaient. La tombe toujours dans mon champ de vision je me suis retournée, P  l'a remarqué et elle m'a pris dans ses bras, je me suis calmée rapidement, je ne voulais pas que cela se voit.. B, P, mon frère et moi on est resté un peu ensemble. B a parlé de mon grand-père, "nous aussi, peut-être on aura notre bêche et notre chapeau de paille et on ira au jardin". Il essayait de sourire pour alléger l'atmosphère, peut-être aussi avait-il remarqué mes yeux rougis. J'étais habillée toute en noir, lui tout en blanc, il s'est mis à côté de moi et m'a dit "je crois que je dénote..", il a parlé de sa voix rassurante, de la douce vieillesse qu'avait eu mon grand-père auprès de nous malgré une vie difficile. Puis rapidement nous sommes repartis. Il part ce mois-ci pour Lyon, il réalise finalement son rêve de gosse, il va être conducteur de train.

"Bon anniversaire. Souvenir d'une enfant".  Deux ans que je me demande si oui ou non je lui envoie cette lettre.

09.11.2007

Rue de Rennes

En descendant la rue de Rennes, un homme est assis par terre, jeune, pas plus de 23-24 ans, une veste légère, marron, les cheveux très courts, un gobelet devant lui. Il a les genoux recroquevillés contre sa poitrine, et regarde tout droit, il ne regarde pas les passants. Ses yeux sont parfaitement fixes, il ne cille pas. J'ai continué d'un pas pressé comme tout Parisien, devant les marches du métro je me suis arrêtée net, ses yeux sont apparus devant moi. Jai fait demi-tour, je me suis plantée là devant lui, il a mis 5 bonnes minutes à comprendre que j'étais là, après être sorti de sa prostration, il a levé les yeux sur moi. Je lui ai demandé s'il serait d'accord pour que je l'invite à manger. Il a fait des yeux tout ronds. Il s'est levé et on est entré dans un café. Il voulait du couscous alors on en a commandé.

- Tu t'appelles comment?

-Felix, il m'a répondu. A l'interieur, j'ai ri jaune.

 Il m'a demandé pourquoi j'avais fait ça, "pour avoir bonne conscience"? "Non, parce que j'en avais envie" je lui ai répondu simplement. Il s'est un peu radoucit et m'a dit "merci". Le couscous est arrivé. Après quelques bouchés, il m'a dit qu'il était un enfant de la DASS, sa mère, dont il ne savait pratiquement rien, l'avait appelé ainsi en pensant que ça lui porterait chance; après avoir été trimballé de familles en familles, il en a eu sa claque, il s'est barré. Il a débité tout ça d'un coup, et le silence a parlé jusqu'à la fin du repas. Un ange est passé. Pour alléger l'atmosphère, je l'ai regardé au plus profond de ses yeux noirs et tout à coup j'ai déclaré: "je veux un cappuccino", comme quelqu'un qui a répété sa phrase sept fois dans sa tête avant de la sortir. 15. Sans attendre sa réponse, j'ai demandé deux cappuccinos. Les mêmes gestes se répètent toujours face à un cappucino, on prend sa cuillère et on rappe un peu de crème avec délicatesse et précision, puis on met deux heures à savourer cette première gorgée. La syncronisation était telle qu'on aurait dit une personne et son reflet dans le miroir (pour couronner le tout, il était gauché). Rires. Après avoir mangé un morceaux, j'ai noté un léger changement, ses yeux étaient moins absents. J'ai porté une clope à mes lèvres en lui tendant le paquet, il en a pris une. Il a rompu le silence et lentement, en faisant des pauses après chaque bouffée, il m'a fait le récit de sa vie, faites de bémols. Clopes après clopes, la discussion suivait son cours. Cinq heures après, on est sorti du café.

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